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CFP: Occupations and transfers of experience. From one front to another; from one war to another.

Workshop – call for papers

“Occupations and transfers of experience. From one front to another; from one war to another”

Place : Paris (4e arr.), Institute for Advanced Studies.

Date : 26 May 2015.

Language : English.

Organizers : Emmanuel Debruyne (Paris Institute for Advanced Studies / Université catholique de Louvain), Elise Julien (Institut d’Etudes politiques de Lille) and James Connolly (University of Manchester)

pour la version française, descendre vers le bas.

German troops Lille

Occupation was a major experience of the Second World War for a large part of Europe and beyond, but the Great War had also been marked by multiple military occupations. On the Western Front, Luxembourg, Belgium and North-Eastern France were occupied from 1914 onwards for a period of four years. The Allied military zones also constituted a form of occupation. On the Eastern Front, Poland, the Baltic countries, the Ukraine and other regions of the Russian Empire were in turn occupied. In the Balkans, Serbia and Montenegro were occupied, as well as the northeast of Italy during the last year of the conflict. To these quite stable occupations, one can add a multitude of changing or complex situations: in Galicia, in Albania, in neutral Greece, or in some sections of German territory. Other occupations took place outside of Europe, in the colonies or in the Ottoman Empire. Finally, the end of the war in turn saw the appearance of new occupations: friendly occupations in the liberated territories; military occupations of the defeated countries, de facto or endorsed by a treaty; occupation by one of the warring factions during the civil wars that extended the global conflict. The list is not exhaustive: from 1914 onwards, examples of occupation were numerous and varied.

However, all of these situations were not isolated. They were connected to each other, by synchronic links from one conquered territory to another, as well as by diachronic links throughout the early 20th century. It is this ‘connected’ nature of the experiences of occupation that this workshop intends to explore, via the starting point of the occupations of the Great War in Europe.

On the one hand, this exploration approaches the policy of occupation:

Were these policies implemented primarily at the local level, or were they based on much reflection and applied to the entire territory? To what extent were they influenced by the Hague Convention, by the experiences of occupation from the pre-war period? Was the experience acquired in one occupied zone transferred elsewhere (for example from the Western front in 1914 to the Eastern front in 1915)? Was the experience gained in one time-period reused thereafter (for example from the First to the Second World War)? In addition, were the various occupiers inspired by methods of occupation used by the enemy? Or did they rely instead on the expertise of their allies? Did they theorize possible transfers of experience? Or were these transfers made at the moment of decision-making, through personnel transfers, or via what could be termed cultural heritage? What was the role of organized teaching in this regard?

On the other hand, the workshop will also deal with the point of view of the occupied:

Did occupied societies draw on experiences and representations of other occupations (past or contemporaneous) to think through or justify their posture against the occupant? Did the experiences of occupation lead to reflection on possible future occupations? What happened when the roles were reversed and that the occupied became the occupiers (for instance, regarding the definition of occupation objectives, the notion of revenge, or explicitly acting in opposition to previous policies…)? Were these experiences exported and used in more exotic locations?

These interrogations are intended to encourage thinking beyond each individual experience in order to conceive these occupations in terms of spaces of experimentation in synchronic or diachronic relationship with each other.

While this workshop can be considered as an event unto itself, it wishes to extend and broaden the intellectual exchange initiated between 2007 and 2011 by the ANR Occupations militaires en Europe and by the workshop Conceptualising the Occupations of the Great War, held in London on 4 October 2012. It will also extend the reflections initiated during the workshop Vivre l’occupation sur le front Ouest pendant la Première Guerre mondiale, which is going to be held in Lille on 13 February 2015.

We invite researchers to send their paper proposal by 12 February 2015 to Emmanuel Debruyne (emmanuel.debruyne@yahoo.fr). Each proposal must contain a title and a summary of 300-500 words, and should be accompanied by the author’s CV. Authors will be informed of the selected papers at the end of February.

Travel costs (train or plane, second class), as well as accommodation for one night will be covered by the organisers within the limits of their budgetary possibilities.

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VERSION FRANÇAISE

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Journée d’étude – Appel à communication

« Occupations et transferts d’expérience. D’un front à l’autre ; d’une guerre à l’autre »

 

Lieu : Paris (4e arr.), Institut d’Etudes avancées.

Date : 26 mai 2015.

Langue : anglais.

Organisateurs : Emmanuel Debruyne (Institut d’Etudes avancées de Paris / Université catholique de Louvain), Elise Julien (IRHiS – IEP de Lille) et James Connolly (Université de Manchester).

Si l’occupation a constitué une expérience majeure de la Seconde Guerre mondiale pour une grande part de l’Europe et au-delà, le premier conflit mondial avait auparavant lui aussi été marqué par de multiples occupations militaires. A l’Ouest, le Luxembourg, la Belgique et le nordest de la France sont occupés dès 1914 et pour une durée de quatre ans. A l’Est, la partie polonaise de l’empire russe, puis les Etats baltes, l’Ukraine et d’autres régions encore le sont à leur tour. Dans les Balkans, la Serbie et le Monténégro sont occupés, de même que le nord-est de l’Italie pendant la dernière année du conflit. A ces occupations assez stables par l’un ou l’autre camp s’ajoutent une multitude de situations plus ponctuelles : en Galicie, en Albanie, en Grèce neutre, ou dans certaines franges du territoire allemand. Les zones des armées alliées représentent également dans une certaine mesure une forme d’occupation. D’autres occupations ont lieu hors d’Europe, dans les colonies ou dans l’Empire ottoman. Enfin, la fin de la guerre donne à son tour lieu à de nouvelles phases d’occupations : occupations amies dans les territoires libérés ; occupations militaires de facto ou entérinées par un traité dans les territoires vaincus ; occupation par une des factions belligérantes lors des guerres civiles qui prolongent le conflit mondial. La liste n’est pas exhaustive : à partir de 1914, les situations d’occupation sont aussi nombreuses que variées.

Toutes ces situations ne sont cependant pas isolées. Elles entretiennent des liens synchroniques, d’un territoire à l’autre, autant que des liens diachroniques qui s’inscrivent dans le temps long du premier vingtième siècle. C’est ce caractère « connecté » des expériences d’occupation que se propose d’explorer cette journée d’étude, à partir des occupations de la Grande Guerre en Europe.

Cette exploration concerne d’une part les politiques d’occupation :

Ces politiques sont-elles mises en oeuvre au niveau local ou pensées dans leur ensemble ? Dans quelle mesure sont-elles influencées par le droit de La Haye, par les expériences d’occupation d’avant-guerre ? L’expérience acquise dans une zone est-elle transférée ailleurs (par exemple du front Ouest de 1914 au front Est de 1915) ? L’expérience acquise à un moment est-elle réutilisée par la suite (par exemple de la Première à la Seconde Guerre mondiale) ? En outre, les divers occupants s’inspirent-ils des méthodes pratiquées par l’ennemi ? Ou s’appuient-ils plutôt sur l’expertise de leurs alliés ? Les éventuels transferts d’expérience sont-ils théorisés ? S’effectuentils dans la prise de décision ? Dans les transferts de personnel ? Dans l’héritage culturel ? Ou par un enseignement organisé ?

Les interrogations portent d’autre part sur le point de vue des occupés :

Les sociétés occupées puisent-elles dans les expériences et les représentations d’autres occupations (passées ou concomitantes) pour penser ou justifier leur posture face à l’occupant ? Les expériences d’occupation nourrissent-elles une réflexion en vue d’éventuelles occupations futures ? Que se passe-t-il lorsque les rôles s’inversent et que l’occupé devient occupant (définition des objectifs, revanche, contrepied…) ? Ou bien ces expériences seront-elles exportées vers des ailleurs plus exotiques ?

Ces pistes de réflexion signalent l’intérêt de dépasser chaque expérience singulière pour voir dans ces occupations des espaces d’expérimentation en relation synchronique ou diachronique.

Bien que cette journée d’étude soit envisagée de manière autonome, elle souhaite prolonger et élargir les échanges initiés entre 2007 et 2011 par l’ANR Occupations militaires en Europe, par la journée d’étude Conceptualising the Occupations of the Great War, tenue à Londres le 4 octobre

2012, et elle s’inscrira dans le prolongement des réflexions entamées à l’occasion de la journée d’étude Vivre l’occupation sur le front Ouest pendant la Première Guerre mondiale, tenue à Lille ce 13 février 2015.

Nous invitons les chercheurs qui souhaitent proposer une communication à envoyer leur proposition pour le 12 février 2015 à Emmanuel Debruyne (emmanuel.debruyne@yahoo.fr).

Chaque proposition sera assortie d’un titre et d’un résumé de 300 à 500 mots, ainsi que du CV de son auteur. Les auteurs seront informés des communications retenues à la fin du mois de février.

Les frais de déplacement (train ou avion, 2e classe), ainsi qu’une nuit d’hébergement sur place

seront pris en charge par les organisateurs dans la limite de leurs possibilités budgétaires.

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